
Présentes sur ce portail en tant qu’autrices par le biais de l’entrevue « Chris Lavaquerie-Klein, Laurence Paix-Rusterholtz, un duo d’autrices en ébullition » et de différentes recensions d’ouvrages, cet entretien révèle un autre pan de leur activité : la médiation culturelle. L’occasion d’en savoir plus sur ce métier, leurs projets et leurs réalisations, dont la dernière liée à l’exposition Madame de Sévigné. Lettres parisiennes au musée Carnavalet.
La deuxième partie de l’article est consacrée au livret que les élèves de 4ème du collège Sévigné ont réalisé en lien avec Chris Lavaquerie-Klein et Laurence Paix-Rusterholtz et à la visite de l’exposition.
De gauche à droite, Caroline Prat, Laurence Paix-Rusterholtz, Laurence Creissen
et Chris Lavaquerie-Klein
Les photos des œuvres sont celles que j’ai prises à l’exposition (©humanitelles). Les références accompagnant chaque extrait du livret sont le résultat de mes recherches.
L’Entretien
Pourquoi avoir créé l’agence de médiation culturelle L’ibis et l’allégorie ?
Après une belle expérience au sein de musées de la ville de Paris, nous avons eu envie de voler de nos propres ailes, d’appliquer notre savoir-faire à nos propres travaux, d’aller plus loin, de tester de nouvelles formes de médiations, de nous adresser à de nouveaux publics. Nous avons pris notre indépendance pour pouvoir créer librement. [Chris Lavaquerie-Klein a été responsable de la communication du Musée en Herbe et de la Halle-Saint-Pierre et Laurence Paix-Rusterholtz responsable du service « jeune public » de la Halle-Saint-Pierre].

Pourquoi l’avoir appelée ainsi ?
Après un joyeux brainstorming, nous avons choisi le mot allégorie qui est signifiant à lui tout seul dans l’Histoire de l’art, discipline qui était l’ADN de notre agence à l’origine. Quant à l’ibis, il y avait une double symbolique : nous voulions évoquer la couleur et celle rouge de l’ibis nous a conquises ; enfin par ailleurs, l’ibis dans la mythologie égyptienne est le dieu du savoir Thot, beau clin d’œil à l’écriture et à notre passion de la transmission.
En quoi consiste la médiation culturelle ?
Pour nous, la médiation culturelle est un vecteur de découverte du monde et de la société. Un.e médiateur.trice culturel.le est un.e passeur.e qui propose au public de changer de rive, d’explorer un territoire qui lui est inconnu, de lui donner tous les outils de lecture et de compréhension d’une exposition, d’une œuvre d’art. Le médiateur·rice fait le lien entre un public et un artiste, favorise l’échange autour des œuvres, affute le regard. La condition essentielle est de laisser le public s’interroger, s’exprimer, expérimenter et lui donner la possibilité de le faire aussi en toute autonomie s’il le souhaite. Le médiateur·trice ne se résume pas à être le sachant. Son rôle est notamment important dans l’art contemporain. Les médiateurs.trices sont nombreux à la Fondation Louis Vuitton, à la Fondation Cartier, à la Bourse du Commerce par exemple. En restant disponibles tout au long du parcours de découverte, ils répondent au questionnement immédiat des visiteurs et instaurent un dialogue.
À l’origine, les enfants ont été le premier public concerné par la médiation culturelle qui s’étend aujourd’hui à de nombreuses typologies de publics : les publics empêchés, par exemple les personnes en situation de handicap. La médiation s’effectue également hors les murs : travail avec les prisons, les maisons de retraite, les hôpitaux…
Pourriez-vous donner des exemples de votre activité en tant que médiatrices culturelles ?
Nous avons inauguré notre agence avec une exposition sur les fruits et les légumes dans l’art. Le commanditaire était l’Agence pour la recherche et l’information en fruits et légumes (Aprifel). Présentes au salon de l’agriculture en 2000, notre mission était de développer savoir et connaissance autour de ces produits.
Ce projet nous a occupées pendant plusieurs années. Il a fait l’objet d’expositions itinérantes dans différents salons, dans de nombreuses médiathèques et centres culturels.
En raison de cette première commande, notre agence a souvent été associée à ses débuts aux métiers et aux milieux ruraux, pour lesquels nous avons réalisé des études de faisabilité.
Au départ, lorsque nous avons créé l’ibis et l’allégorie, nous avions le projet de développer à la fois un volet recherche et un volet expérimental. La partie purement formelle de la recherche a été abandonnée au profit du volet expérimental qui nous a permis de travailler autour du croisement de disciplines et de la transversalité : par exemple parler de la santé à travers une exposition sur les fruits et les légumes dans l’art. Sur cette thématique de la santé alimentaire, nous avons travaillé avec plusieurs conseils généraux notamment dans le cadre des semaines du goût. Il s’agissait de présenter quelque chose de nouveau aux collégiens et de susciter une réflexion. Des reproductions d’œuvres d’art étaient exposées dans les principaux lieux de passage du collège, des tableaux qui questionnent, qui suscitent l’étonnement. Le lendemain les élèves trouvaient sur leur plateau à la cantine une fiche avec une question par œuvre. L’objectif était non seulement de pointer l’importance de l’alimentation mais aussi de dire que l’art n’est pas si éloigné du quotidien.
Dans notre agence nous répondons également à des commandes de rewriting, nous participons à des colloques et nous réalisons des parcours découvertes de lieux patrimoniaux.
Concernant cette dernière facette, nous travaillons depuis 6 ans pour l’association Les amis de Georges Guyon, architecte. 1850-1915. Cet architecte a énormément construit à Paris, dans le Val de Marne à Charenton, Saint-Maurice entre autres et en régions… il a par ailleurs beaucoup œuvré pour le logement social (citons comme exemple La Ruche à La-Plaine-Saint-Denis dans le 93). Nous sommes en charge de la page Facebook de l’association.

Nous avons réalisé deux parcours à la découverte de ses réalisations dans les communes de Charenton et de Saint-Maurice. Actuellement nous achevons l’écriture d’un livret destiné à célébrer les 130 ans d’un des immeubles de l’architecte (historique, décryptage architectural et ornemental …).
Hormis la réalisation d’un prochain livret mémoriel collectant tous les posts réalisés sur le fil Facebook depuis le début, par dates et thématiques, nous avons pour projet la conception d’un livret sur le logement social, œuvre phare de cet architecte.
Autre exemple de réalisation : nous avons participé à Top Depart ! le kit pédagogique Sport et Art de Paris Musées lié aux Jeux Olympiques 2024. Pour ce kit nous avons pris en charge l’écriture de textes sur les œuvres choisies en lien avec le sport ainsi que la conception de jeux mêlant sport et œuvres d’art.


Tout ce travail de médiation culturelle est mené en parallèle à l’écriture de nos livres.
Pourriez-vous parler de votre dernière médiation culturelle autour de Madame de Sévigné ?
À l’occasion des 400 ans de la naissance de Madame de Sévigné célébrés par une exposition au musée Carnavalet Madame de Sévigné. Lettres parisiennes, Alan Yvon, le directeur du Collège Sévigné dans le 5ème arrondissement, nous a proposé de travailler autour de cette exposition dans le cadre d’un projet pédagogique global (nous avions déjà été invitées plusieurs fois dans cet établissement pour échanger avec les élèves autour de nos livres).
L’objectif était la conception et la réalisation avec une classe de 4e d’un support de médiation culturelle à destination du jeune public pour accompagner l’exposition. Le travail a permis l’écriture des portraits de neuf femmes de lettres ou femmes politiques : Marie de Rabutin Chantal, marquise de Sévigné, Madame de Rambouillet, Madeleine de Sablé, Anne d’Autriche, Madeleine de Scudéry, Anne-Geneviève de Longueville, la Grande Mademoiselle, Marie-Madeleine de La Fayette, Françoise de Maintenon.

Nous avons travaillé en collaboration avec Laurence Creissen, professeure de lettres, qui supervisait l’écriture des textes de chaque groupe dans l’intervalle de nos rencontres in situ. C’est peu dire que notre compagnonnage a été aussi fructueux qu’agréable !

De gauche à droite, Laurence Creissen,
Chris Lavaquerie-Klein et Laurence Paix-Rusterholtz
Ce livret est composé de la biographie de chaque figure féminine, d’une lecture d’image (tableaux, objets, lieux en rapport avec la mode des salons par ex) et d’un jeu rappelant les pratiques des salons : jeux de mots, charades, inversion de lettres pour créer un autre nom.
Cette médiation a également permis de sensibiliser les élèves à notre pratique du métier d’autrices. C’est ainsi qu’ils/elles ont effectué des recherches documentaires sur les objets, les lieux, le contexte politique ; trouvé des anecdotes pour mettre en avant certains points de la vie des écrivaines. Ces ateliers ont offert aux collégiens l’occasion de se plonger dans le travail d’écriture : comment éviter les répétitions, comment écrire un texte compréhensible pour un public déterminé, en l’occurrence ici les adolescents, comment le calibrer etc.
Les élèves ont été jusqu’à l’étape finale du BAT (Bon à tirer). Ils ont rencontré Caroline Prat, la graphiste qui a pris en compte leurs remarques après présentation des pré-maquettes. Elle leur a également parlé de son métier et a répondu à leurs questions.
Par deux fois, les élèves ont été en relation directe avec le musée Carnavalet. Après une première visite avec une conférencière ils ont pu rencontrer à plusieurs reprises les commissaires de l’exposition Anne-Laure Sol et David Simonneau et leur poser toutes les questions en lien avec leur projet de rédaction.
Nos ateliers ont permis aux élèves de suivre et de participer dans son entièreté au processus de création d’un outil de médiation culturelle.
Après la relecture des textes, les commissaires de l’exposition se sont montrés admiratifs du travail effectué. Pour les élèves, c’est un motif de fierté collective.
Chaque WE, le livret sera distribué au musée Carnavalet aux visiteurs (collégiens) pendant la durée de l’exposition.
Autour du livret et de l’exposition
Dans le cercle des femmes
La carrière de Madame de Sévigné intervient à un moment de l’histoire culturelle particulièrement favorable aux femmes de lettres. C’est l’époque où se forment à Paris des cénacles intellectuels animés par des personnalités influentes, nouvelles arbitres de la vie littéraire et artistique.
La jeune femme fréquente des cercles d’exception où se pratique une galanterie qui favorise la mixité entre hommes et femmes, savants et gens du monde. Ces nouveaux usages lettrés, théorisés par l’écrivaine Madeleine de Scudéry, sont adoptés avec enthousiasme par celles que l’on nomme alors « les précieuses » afin de ridiculiser leur aspiration au savoir.
Sous la régence d’Anne d’Autriche, certains cercles féministes fréquentés par Madame de Sévigné revêtent une dimension politique. Celui de Mademoiselle de Montpensier, cousine de Louis XIV prendra activement part aux rebelles de la Fronde. Le parcours de l’épistolière est ainsi marqué par l’intrusion spectaculaire des « femmes fortes » sur la scène du pouvoir.
Source : Madame de Sévigné. Lettres parisiennes, Musée Carnavalet, 15 avril – 23 août 2026
Des femmes fortes
Dédié à Anne d’Autriche, l’ouvrage de Pierre le Moyne La Gallerie des femmes fortes (1647) illustre un thème largement présent dans les arts de la première partie du 17ème siècle. A travers les exploits édifiants de Zénobie, Lucrèce ou Marie Stuart, les vertus héroïques de figures féminines empruntées à l’histoire ancienne et moderne sont célébrées. Ces exemples historiques rencontrent alors un écho dans l’actualité du temps. Les destins remarquables de la reine Christine de Suède, des frondeuses ou de la mère du roi revêtent une forme d’exemplarité pour celles qui, comme madame de Sévigné, jouissent de l’autonomie exceptionnelle que leur confère le veuvage.
Source : Madame de Sévigné. Lettres parisiennes, Musée Carnavalet, 15 avril – 23 août 2026

Extrait du livret réalisé par les élèves de 4ème du Collège de Sévigné
Les femmes au 17e siècle
BnF, essentiels
Marie de Rabutin-Chantal. Marquise de Sévigné

Portrait de Madame de Sévigné, Jean Nocret, 1645
Fin octobre 1677, Madame de Sévigné devient locataire du vaste hôtel Carnavalet, qu’elle surnomme affectueusement « La Carnavalette ». La dépense est partagée par rous les occupants, dont son oncle, l’abbé de Coulanges, son fils Charles, les Grignan lors de leurs séjours à Paris. Soucieuse de ménager un équilibre entre la vie en communauté et son besoin d’indépendance, la maîtresse de maison adopte la devise rabelaisienne : « Fais ce que tu voudras. » Le rituel du café, les repas, les jeux de société alternent avec de moments de solitude réservés à la lecture, à l’écriture, au recueillement : « Il faut avoir des heures à soi. » L’inventaire après-décès, qui a été conservé, permet de proposer ici une évocation de son environnement quotidien.
Source : Madame de Sévigné. Lettres parisiennes, Musée Carnavalet, 15 avril – 23 août 2026


Les lettres de Madame de Sévigné fournissent une version alternative à l’historiographie officielle du règne de Louis XIV. La vie politique est scrutée avec attention par l’épistolière, dans le but de révéler, selon ses termes, « les dessous des cartes » : le scandale d’un procès politique, les travers ridicules des courtisans, l’économie de la faveur…
Toutefois, la marquise n’a pas de charge officielle à la Cour. Lorsqu’elle se rend au Palais-Royal puis à Versailles, c’est souvent pour assister aux festivités, par obligation pour solliciter un ministre ou simplement pour « faire ce qui s’appelle sa cour ». Elle y est témoin de la fièvre du jeu, admire les jardins, assiste aux ballets et aux comédies avant de conclure : « Et de tout cela, autant en emporte le vent ; on est ravi de revenir chez soi. »
Aux obligations liées à son statut s’ajoute l’inlassable quête d’informations. la marquise suit de près l’actualité politique et compose une chronique qui constitue une source essentielle, aussi bien pour l’histoire politique du règne que pour celle de la société de la Cour et de la Ville.
Source : Madame de Sévigné. Lettres parisiennes, Musée Carnavalet, 15 avril – 23 août 2026


1. Madame de Sévigné, Claude Lefèbvre, vers 1665
2. Portrait de Madame de Sévigné, Robert Nanteuil, 1665-1675
La nouvelle du jour
Grâce à l’instauration d’un service régulier mis en place par le ministre Louvois en 1672, Madame de Sévigné écrit à sa fille, devenue comtesse de Grignan, deux puis trois fois par semaine. Recueillant les évènements, grands et petits, auprès de sources multiples, elle fournit parfois plusieurs versions d’un épisode marquant, comme la mort du maréchal de Turenne. Certains de ces morceaux de bravoure, telle l’annonce du mariage de la Grande Mademoiselle, feront le bonheur des anthologies : « Je m’en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse… » Quant à l’affaire des poisons, un scandale criminel qui secoue la capitale, elle donne lieu a un captivant feuilleton à épisodes.
Source : Madame de Sévigné. Lettres parisiennes, Musée Carnavalet, 15 avril – 23 août 2026

Françoise-Marguerite de Sévigné, comtesse de Grignan, Pierre Mignard, vers 1669
Françoise-Marguerite de Sévigné, comtesse de Grignan (1646-1705)
Première-née des Sévigné, Françoise-Marguerite a 23 ans lorsqu’elle épouse François de Grignan à Paris, en 1669. Le couple réside pendant de longues périodes en Provence, où Grignan exerce la charge de lieutenant général. Quand elles ne vivent pas ensemble, Madame de Sévigné et sa fille s’écrivent avec une grand régularité, deux puis trois fois par semaine. Quoique les lettres de Françoise aient été détruites au 18ème siècle, celles de sa mère nous renseignent amplement sur les moindres circonstances de sa vie.
Source : Madame de Sévigné. Lettres parisiennes, Musée Carnavalet, 15 avril – 23 août 2026
« La plus jolie fille de France »
Le 8 janvier 1663, Françoise-Marguerite de Sévigné fait, à 16 ans, une entrée remarquée à la Cour en dansant dans le Ballet des Arts aux côtés du roi et de sa belle-sœur Henriette d’Angleterre. Danseur virtuose, Louis XIV a fait du ballet un incontournable de la saison du carnaval. L’estime dont bénéficie la jeune Sévigné se répète les deux années su_vantes lors du Ballet des Amours déguisés et de celui de La naissance de Vénus. Selon des rumeurs, la jeune femme aurait repoussé les avances du souverain, entraînant la perte de la faveur royale.
Source : Madame de Sévigné. Lettres parisiennes, Musée Carnavalet, 15 avril – 23 août 2026

Extrait du livret réalisé par les élèves de 4ème du Collège de Sévigné
Madame de Sévigné
Vikidia
Madame de Sévigné
Wikipédia
Madame de Sévigné (1626-1696)
Bibliothèque numérique, TV5 Monde
Audio. Madame de Sévigné et les femmes du Grand Siècle
Le Cours de l’histoire, France Culture, mai 2026, 58′ chaque épisode
Vidéo. Marie-Christine Barrault présente « Lettres choisies » de Madame de Sévigné
Concours national de lecture « Si on lisait à voix haute » 2026
Lumni, 16 février 2026, 2′
Vidéo. 400 ans de la naissance de Mme de Sévigné à Grignan
France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, Youtube, 10 février 2026, 2’36
Madame de Sévigné, épistolière du XVIIe siècle
Élodie Pinel
Lumni, 9 mai 2022 • Modifié le 6 mai 2024
Vidéo. La marquise de Sévigné, l’esprit du Grand Siècle
Secrets d’Histoire – France Télévisions, Youtube, 25 janvier 2023, 1 38′ 32
Vidéo. « Correspondance », Madame de Sévigné
Félix délire avec Félix Radu
Lumni, 16 mai 2022, 4’58
Vidéo. MADAME DE SÉVIGNÉ (1626-1696) : Dans les petits papiers du Grand Siècle – Une vie, une œuvre [2016]
Rien ne veut rien dire, Youtube, 30 mars 2018, 59’40
Madame de Sévigné, spirituelle et passionnée
BnF, essentiels de la littérature, 2017
Madame de Rambouillet

Portrait de Catherine de Vivonne, Maison ducale d’Uzès, anonyme, vers 1646

Extrait du livret réalisé par les élèves de 4ème du Collège de Sévigné
Catherine de Rambouillet
Vikidia
Catherine de Rambouillet
Wikipédia
Catherine de Vivonne, marquise de Rambouillet
Romain Vignest
FranceArchives, Portail national des Archives, 28 février 2018
Madame de Sablé

Portrait de Madeleine de Souvré, marquise de Sablé, Daniel Dumonstier, 1621
Après avoir été une fidèle de l’hôtel de Rambouillet, la marquise de Sablé réunit, place Royale, un cercle littéraire. Proche des jansénistes, elle décide de se retirer à Port-Royal de Paris en 1656, dans un logement ouvert à la fois sur le couvent et sur la ville. Elle peut ainsi continuer de recevoir une brillante société savante débattant de théologie, de science ou de littérature. Les Sévigné mère et fille la fréquentent, de même que Philippe d’Orléans, le frère du roi, qui lui voue une profonde amitié.
Source : Madame de Sévigné. Lettres parisiennes, Musée Carnavalet, 15 avril – 23 août 2026

Extrait du livret réalisé par les élèves de 4ème du Collège de Sévigné
Madeleine, ou Magdeleine, de Souvré, marquise de Sablé
Wikipédia
Anne d’Autriche

Anne d’Autriche (1601-1666) Reine de France, épouse de Louis XIII, Charles Beaubrun, milieu du 17ème siècle

Extrait du livret réalisé par les élèves de 4ème du Collège de Sévigné
Anne d’Autriche
Vikidia
Anne d’Autriche (1601-1666)
Wikipédia
Vidéo. Le mariage politique de Louis XIII avec Anne d’Autriche
Notre histoire de France : Louis XIII, le dilemme d’un roi
Réalisateur : François Tribolet, Pauline Liétar, Claire Benhaim, Ségolène Chaplin, Yannick Adam de Villiers, Jérôme Korkikian. Producteur : ITV Studios
Lumni, 18 novembre 2025, 1’31
Audio. Anne d’Autriche, comment la mère de Louis XIV est-elle devenue régente absolue ?
Le Fil de l’histoire, France Inter, novembre 2025, 5 épisode de 11′
Madeleine de Scudéry

Portrait de Madame de Scudéry, Élisabeth-Sophie Chéron, 1665-1670

Extrait du livret réalisé par les élèves de 4ème du Collège de Sévigné
Madeleine de Scudéry
Wikipédia
Mademoiselle de Scudéry (1607-1701)
Espace Français.com
Portrait de Madame de Scudéry : faire parler un tableau
Romain Weber
L’Effet Marguerite, 22 avril 2026
Vidéo. Madeleine de Scudéry : Une auteure oubliée revient sous les projecteurs (entretien fictif)
Rencontres avec l’Histoire, Youtube, 14 février 2025, 13’44
15 novembre 1607 : Naissance de Madeleine de Scudéry
Margaux d’Adhémar
Revue des deux mondes, 15 novembre 2017
Madeleine de Scudéry
Maria Barbero
La Compagnie Littéraire,
Madeleine de Scudéry
Delphine Denis, professeur à l’université de Paris-Sorbonne
Recueil des Commémorations 2007
FranceArchives, Portail national des Archives
Anne-Geneviève de Longueville

Anne-Geneviève de Bourbon-Condé (1619-1679),
duchesse d’Estouteville et de Longueville
Henri et Charles Beaubrun, 17ème siècle

Extrait du livret réalisé par les élèves de 4ème du Collège de Sévigné
Anne-Geneviève de Bourbon-Condé, duchesse de Longueville
Wikipédia
Audio. Série : Le règne de Louis XIV. L’âme de la Fronde : la Duchesse de Longueville
2000 ans d’histoire, France Culture, 21 septembre 2004, 26′
La Grande Mademoiselle

Grande Mademoiselle, anonyme, 17eme siècle
La Fronde (1648-1653) voit les parlementaires puis une partie de la noblesse se révolter contre le pouvoir royal incarné par le cardinal Mazarin, principal ministre d’État du jeune Louis XIV. La crise politique divise l’entourage familial de Madame de Sévigné : son cousin éloigné par alliance, le futur cardinal de Retz, rejoint les frondeurs, tandis que Bussy-Rabutin reste fidèle au souverain.
Au sein de l’aristocratie rebelle, les coalitions et les liens d’amitié perdurent après l’échec de la rébellion.
La marquise de Sévigné fréquente le cercle de la grande Mademoiselle, duchesse de Montpensier, qui expie sa participation aux combats, en exil dans son château de Saint-Fargeau en Bourgogne.
Source : Madame de Sévigné. Lettres parisiennes, Musée Carnavalet, 15 avril – 23 août 2026

Extrait du livret réalisé par les élèves de 4ème du Collège de Sévigné
Anne Marie Louise d’Orléans, duchesse de Montpensier, dite la Grande Mademoiselle
Wikipédia
Audio. La Grande Mademoiselle, une héroïne de la Fronde
Autant en emporte l’histoire, France Inter, 28 décembre 2025 (Première diffusion le 19 septembre 2021), 54′
Vidéo. La Grande Mademoiselle, une rebelle sous Louis XIV
Secrets d’Histoire – France Télévisions, Youtube, 28 mars 2025, 1 34′ 44
Audio. Série : Le règne de Louis XIV. La Grande Mademoiselle, cousine du roi
2000 ans d’histoire, France Inter, 19 février 2004, 26′
Marie-Madeleine de La Fayette

Illustration issue de l’un des livres exposés

Extrait du livret réalisé par les élèves de 4ème du Collège de Sévigné
Madame de La Fayette
Vikidia
Madame de La Fayette
Wikipédia
Madame de Lafayette (1634-1693)
Bibliothèque numérique, TV5 Monde
Qui était Madame de La Fayette, brillante femme de lettres avant-gardiste
Géo, 24 octobre 2023
La Princesse de Clèves – Analyse du livre de Madame de La Fayette
LePetitLittéraire.fr
Vidéo. « La Princesse de Clèves », Madame de La Fayette
Félix délire avec Félix Radu
Lumni, 2 avril 2021, 4’47
Audio. « La Princesse de Montpensier » & « La Comtesse de Tende » de Madame de La Fayette (5 épisodes)
Lectures du soir, France Culture, du 20 au 24 avril 2026, 20′ chacun
La Princesse de Montpensier – Analyse du livre de Madame de La Fayette
LePetitLittéraire.fr
Françoise de Maintenon

Françoise d’Aubigné, épouse Scarron, Pierre Mignard, 1674-75

Extrait du livret réalisé par les élèves de 4ème du Collège de Sévigné
Madame de Maintenon
Vikidia
Madame de Maintenon
Wikipedia
Vidéo. Louis XIV influencé par son amour de Mme de Maintenon
Notre histoire de France : Louis XIV, le monarque absolu
Lumni, 18 novembre 2025, 5’59
Vidéo. L’irrésistible ascension de Mme de Maintenon
Secrets d’Histoire – France Télévisions, Youtube, 2 mai 2025, 1 52′ 29
Madame de Maintenon. L’épouse secrète de Louis XIV 1635-1719
Château de Versailles
400 ans après sa naissance, la voix de Madame de Sévigné toujours vivante
Collège Sévigné
Le 400e anniversaire de la marquise de Sévigné au Collège Sévigné
Milly La Delfa
L’École des Lettres, 14 avril 2026
Madame de Sévigné : sans mari dans le Marais
Philippe Lançon
Libération, 24 avril 2026 (Abonné.e.s)
Carnavalet réinvente Madame de Sévigné loin du cliché scolaire
Cécile Mazin
Actualitté, 18 avril 2026
“Madame de Sévigné” : née il a 400 ans, la grande épistolière célébrée en beauté au musée Carnavalet
Nathalie Crom
Télérama, 15 avril 2026 (Abonné.e.s)
Les articles déjà parus sur le blog humanitelles au sujet des ouvrages de Chris Lavaquerie-Klein et Laurence Paix-Rusterholtz :
Arbres légendaires par Chris Lavaquerie-Klein et Laurence Paix-Rusterholtz
Les Merveilles du Monde expliquées aux enfants par Chris Lavaquerie-Klein et Laurence Paix-Rusterholtz
Les grandes civilisations expliquées aux enfants
Créatures fantastiques du Japon – entre mythologie japonaise et culture pop
LA PREHISTOIRE expliquée aux enfants par Laurence Paix-Rusterholtz et Chris Lavaquerie-Klein
Où l’on s’aperçoit que les femmes ne sont jamais très loin Des objets dans l’Histoire
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