Rencontre – Regards croisés franco-allemands sur les étrangers et les femmes face aux politiques pénales, 27 novembre 2026

Une fois en prison, les femmes sont en théorie soumises aux mêmes règles et aux mêmes conditions que les hommes. Mais en réalité, les quelques 3 000 détenues sont réparties dans une cinquantaine d’établissements (sur les 185 prisons françaises) où la mixité hommes-femmes n’est qu’exceptionnelle. Loin d’être favorisées, les femmes détenues subissent un isolement géographique et social plus important que les hommes, un accès plus difficile aux activités, et sont même désormais soumises à la surpopulation carcérale.

Une série dédiée à la réalité des femmes en prison. Un premier état des lieux pour ouvrir le débat.
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Le parc carcéral féminin en France
Très minoritaires en prison, les femmes sont les grandes oubliées du système pénitentiaire. En effet, les établissements pénitentiaires strictement destinés aux femmes sont sous-représentés, miroir de la sous-représentation des femmes détenues. Rappelons qu’il n’y a en France que deux prisons admettant exclusivement des femmes, le centre pénitentiaire de Rennes et la maison d’arrêt de Versailles. Hormis ces établissements, elles sont réparties dans des quartiers distincts au sein des prisons pour hommes, lieux avec lesquels tout contact leur est interdit.

L’isolement
Le caractère hétérogène de cette localisation géographique complique sensiblement le maintien des liens sociaux. En effet, les femmes étant souvent incarcérées loin de chez elles, les visites sont rendues « non seulement difficiles, mais aussi coûteuses. » Il en est de même pour les relations affectives avec les membres de la famille, notamment avec les enfants quand les femmes détenues sont mères. Effectivement, sur les treize établissements capables d’accueillir des femmes condamnées à des peines de plus de deux ans : six sont dans la moitié nord de la France, un seul au sud et six en outre-mer. De plus, cette situation a un impact sur les permissions de sortie, dans la mesure où les détenues ne seront pas logées par leur famille et n’auront pas de points de chute. Problème qui sera prégnant à leur sortie de détention, contrairement aux hommes qui retrouvent le plus souvent une conjointe et un logement à leur libération. En effet, si les femmes accompagnent leurs compagnons ou leurs enfants incarcérés l’inverse s’avère beaucoup moins vrai. Rares sont les maris qui maintiennent le lien avec leur épouse incarcérée. « Généralement, les femmes n’ont de visite que de leurs mères ou de leurs filles ! La rupture avec la famille et l’isolement qui en résulte pour les femmes détenues sont bien plus intenses que celui des hommes« . Constat corroboré par la remarque du directeur de la maison d’arrêt pour femmes de Fleury-Mérogis : « Alors que peu de créneaux de parloir sont réservés aux femmes détenues et à leurs proches, beaucoup restent vides ».
Une affectation amoindrie
La conséquence directe de la fréquente incarcération des femmes dans des quartiers au sein d’établissements pour hommes est l’amoindrissement de l’affectation des condamnées devant purger une peine supérieure à deux ans d’emprisonnement par rapport à celle des détenus hommes. Le contrôleur général des lieux de privation et de liberté écrit dans son avis du 12 septembre 2022 relatif au centre national d’évaluation : « Les femmes, minoritaires, comme toujours, n’intègrent pas les sites du CNE, réservés aux hommes, mais sont transférées dans les quartiers pour femmes des centres pénitentiaires de Réau ou de Fresnes ». La procédure d’affectation génère des disparités entre femmes et hommes au niveau de l’écoute et de la prise en charge.
Une prise en charge différenciée

Si les femmes détenues sont exposées aux mêmes pratiques que les hommes, il faut cependant noter que leur statut de femme et de mère est source de difficultés et de différences de traitement pénal entre les hommes et les femmes, mais aussi entre les femmes elles-mêmes.
Le statut de femme
Dans son mémoire, Manon Jourdain remarque que les détenues font l’objet d’une prise en charge différenciée concernant aussi bien le corps de la femme – l’hygiène menstruelle et les soins – qu’une surveillance axée sur l’écoute. Ce type de surveillance s’appuie sur deux stéréotypes : les femmes sont plus sensibles et sont manipulatrices. Et pour conclure sur les stéréotypes, « les femmes détenues sont décrites comme étant très jalouses les unes envers les autres. » Ces représentations sont facteurs de rivalités entre femmes.
Cette prise en charge différenciée affecte aussi la sexualité des femmes incarcérées. En effet, non seulement la consommation de films pornographiques semble bannie dans les quartiers femmes – alors que peu surveillés dans ceux des hommes – mais le personnel se fait intrusif jusque dans la façon de s’habiller des détenues.
Le statut de mère

« Il y a une forte prégnance de la dimension maternité », constatait Coline Cardi dans un article de 2009 alors que, d’après les statistiques du fichier national des détenus, en 2002 « seules 42 % des femmes incarcérées déclaraient avoir un enfant à charge à leur entrée en prison, contre 32 % pour les hommes. »
L’existence des quartiers nurserie ou quartiers mère-enfants n’est pas sans conséquences sur l’ensemble de la population carcérale. Le terme utilisé « quartiers mère-enfants » et non « quartiers parents-enfants » est révélateur d’une inégalité flagrante. La paternité ne serait pas considérée comme un moyen de réinsertion. Par ailleurs, l’évitement ou l’effet différé de l’incarcération pour une femme enceinte de plus de douze semaines ainsi que le dispositif de libération conditionnelle parentale sont des mesures qui peuvent faire apparaître la maternité comme jouant le rôle de « bénéfice secondaire » pour reprendre les mots de Coline Cardi. « Avoir un enfant à charge peut suffire, expliquait une conseillère d’insertion et de probation, à présenter un gage suffisant pour obtenir une libération conditionnelle auprès du juge d’application des peines, là où pour les hommes la question de l’insertion professionnelle et du logement est fondamentale. »

Même si elles ne sont pas identiques dans tous les établissements pénitentiaires, les modalités de détention des mères sont jugées, aussi bien par les surveillantes que les détenues, comme « meilleures » que celles des autres femmes. Les propos et le vécu des personnels et des mères relèvent de l’abondance, du soin et de la prévenance. Ces discours se démarquent totalement de ceux couramment tenus sur l’univers carcéral.
Ces femmes ne sont pas tout à fait considérées en détention mais de l »autre côté ». « Aussi, le traitement particulier réservé aux mères opère-t-il une séparation genrée des territoires d’incarcération en démarquant le quartier des mères de l’ensemble de l’espace carcéral, de genre masculin. »
Le bénéfice secondaire que représente la maternité n’est pas sans ambiguïté. Il sous-entend que les femmes doivent se conformer à des rôles traditionnellement genrés, créant des inégalités entre celles qui satisfont aux attentes liées à leur sexe et les autres. Cet avantage se solde par la mise en place d’autres types de contrôle, à la périphérique du carcéral.
La non-mixité

« La prison, contrairement à ce qui se passe à l’école ou à l’hôpital, est une des rares institutions monosexuées du point de vue de ses résident.e.s et du personnel de surveillance. » souligne Corinne Rostaing
De La séparation des personnes incarcérés en raison de leur genre découle une gestion particulière des hommes et des femmes, voire une discrimination, a contrario des revendications ayant trait à l’égalité. « Cette séparation conduit à reproduire un concept socialement codifié homme ou femme. » Par ailleurs, l’assignation des femmes dans leurs quartiers dans un établissement pénitentiaire essentiellement masculin stipule que tout déplacement engendre un blocage des mouvements. En effet, il faut intercaler les mouvements de femmes et leur réserver des créneaux horaires entraînant leur moindre accès aux ateliers, salles de formation, bibliothèque, gymnase et même à l’unité médicale. Ces contraintes ont une répercussion sur l’organisation du travail des détenues et sur l’offre en formation professionnelle. Les petits établissements ne sont pas les seuls touchés.
« La non-mixité oblige également à organiser, avec des horaires décalés, donc avec un coût supérieur, des activités comme la formation au permis de conduire pour que les femmes comme les hommes puissent en bénéficier. Dans ces établissements, les femmes n’ont donc, en pratique, pas accès à la majorité des activités, d’abord pensées pour le plus grand nombre : les hommes. »
Anne Jennequin relève que « La non-mixité telle qu’elle existe aujourd’hui en détention est problématique dès lors qu’elle tient à distance hommes et femmes, alors qu’ils et elles auront vocation à revivre ensemble à leur sortie de prison. […] La mixité en détention peut au contraire s’inscrire dans un véritable programme de réinsertion. » La plupart des activités socio-culturelles proposées aux détenues sont stéréotypées. Elles sont liées au bien-être ou à l’art, observe l’Observatoire des disparités dans la justice pénale. La mixité contribue à l’effacement de ces stéréotypes de genre.

L’Ordonnance du 19 octobre 2022 relative aux droits sociaux des personnes détenues, prône la mixité des activités proposées en détention. Cette mixité reste conditionnée au « maintien du bon ordre et de la sécurité ». Déjà en 2018, lorsque la mixité était autorisée sans être obligatoire, seules 3,7 % des activités étaient mixtes. Et lorsqu’elles le sont, comme à Bordeaux, il est plutôt question d’une co-présence que d’une véritable mixité.
Car, si la mixité est avantageuse pour l’accès aux activités, toutes les détenues n’en veulent pas. Mais si la non-mixité « favorise chez les femmes un entre-soi protecteur, elle contribue chez les hommes à une « surenchère à la virilité » et elle est vue comme « un mode de résistance à l’ordre pénitentiaire. » explique Corinne Rostaing
« En détention le principe de non-mixité et de séparation stricte des hommes et des femmes ne reflète pas la société civile, au contraire, il l’annihile. »
Une surveillance des détenues exclusivement féminine

L’interdiction de la mixité s’applique également aux surveillants dans les quartiers de femmes. Elle se justifie par le souci de protéger les détenues, néanmoins, l’absence d’agents de surveillance masculins peut représenter une entrave à leur réinsertion. A l’inverse, les hommes peuvent être surveillés par des personnels pénitentiaires masculins et féminins.
La mixité des personnels s’explique par l’évolution de la société et l’exigence de l’égalité entre les hommes et les femmes.
Selon le baromètre Égalité femmes-hommes de 2021, les femmes représentent 20% des personnels de surveillance contre 80% pour les hommes. Ce taux très bas est, non seulement, imputable au quota de 15% fixé par l’arrêté du 20 août 2007, mais possède aussi une explication sociologique. Le surveillant ou maton est perçu comme doté d’une personnalité viriliste pouvant user de la violence. La société conçoit mal qu’une femme puisse se comporter de la même façon.
Même si les femmes peuvent exercer la La possibilité la surveillance dans les quartiers d’hommes, elles ne peuvent pas effectuer la fouille des détenus. « Ce qui peut gêner les surveillantes sur cette question des fouilles, ce n’est pas tant le fait de ne pas l’effectuer mais de devoir toujours demander à un homologue de le faire. »
Une surveillance mixte faciliterait l’accès des femmes détenues à certaines activités car, comme le fait remarquer le contrôleur général des lieux de privation de liberté dans un un avis du 22 janvier 2016 relatif à la situation des femmes privées de liberté : « l’affectation d’un personnel masculin à un poste dédié, par exemple, à l’entrée d’une zone socioculturelle, crée un frein à l’accès des femmes à celle-ci et par conséquent aux activités qui s’y déroulent« .
Aussi, « la surveillance par des hommes n’[étant] pas un facteur de risque mais un moyen supplémentaire de veiller à la sécurité des femmes détenues », le Contrôleur général des lieux de privation de liberté recommande qu’il soit mis fin à l’interdiction du personnel de surveillance masculin en détention féminine.
Conditions de vie en détention : les défis des femmes

Les conditions de détention pour les femmes sont sujettes à un manque d’équipement et de ressources conformes à leurs besoins, particulièrement sur le plan de la santé reproductive. Par ailleurs, le suivi psychologique est déficient, aggravant ainsi des problèmes de santé mentale préexistants. En effet, si les femmes souffrent des mêmes maux liés à l’enfermement que les hommes, d’autres détresses viennent s’y ajouter : le sentiment de perdre leur identité ; leur relation à leur intimité les rendant plus sensibles que les hommes aux fouilles au corps, par exemple ; la honte et la culpabilité procurées par l’incarcération plus exacerbées chez les femmes font que « le corps devient le premier lieu d’expression et de plainte ». « Pour les femmes plus encore que pour les hommes, l’étiquette apposée par le passage en prison est infamante », souligne la sociologue Corinne Rostaing.
Contrairement aux hommes, elles exercent sur elles-mêmes la protestation par la violence : prostration, dépression profonde, auto agressions, suicides et tentatives, mutilations, grèves de la faim.
Les femmes sont plus nombreuses que les hommes à prendre – et se voir proposer – des psychotropes : 45 % contre 18 %. A cela s’ajoute des problèmes de soins et de santé publique. En France, le VIH/Sida, qui touche 3 à 4 fois plus les détenu·es que les autres, progresse particulièrement parmi les femmes.
Des défis de réinsertion accrus
Les femmes incarcérées sont souvent victimes de désocialisation et leur réintégration dans la société est rendue difficile par des dispositifs d’accompagnement à la réinsertion (logement, emploi, aide psychologique) qui doivent, non seulement être spécialement adaptés à leur condition, mais qui sont parfois moins accessibles. À sa libération, l’ex-détenue doit généralement retracer son chemin dans un contexte où la honte sociale, le jugement moral et la discrimination à l’emploi sont extrêmement prégnants.
Préparer sa sortie s’avère extrêmement difficile. Une fois « dehors », la réinsertion pose encore davantage de problèmes que pour les hommes parce qu’elle a été moins préparée « dedans ».
En savoir plus
Généralités
Les femmes en prison : peu nombreuses et souvent isolées
Observatoire des disparités dans la justice pénale
Être une femme détenue en France
L’Ombre et la Plume
Femmes incarcérées, une réalité à repenser ? Les institutions carcérales s’interrogent
Journal Spécial des Sociétés, 30 mars 2025
Trois pour cent de la population carcérale oubliée
Observatoire international des prisons – section française, 8 mars 2024
« ÊTRE UNE FEMME EN DÉTENTION«
Mémoire présenté et soutenu par Manon JOURDAIN sous la direction de Madame Evelyne BONIS, Professeur de droit privé et sciences criminelles à l’Université de Bordeaux
Master 2 Droit de l’exécution des peines et droits de l’homme – Institut de droit et d’économie d’Agen – Promotion Françoise Tulkens 2023-2024
Femmes en milieu carcéral, oser un autre regard
Charlotte Allinieu
celles qui osent.com, 23 août 2021
Lyon : « Être une femme en prison, c’est la double peine«
Rue89Lyon, 21 juillet 2020
En France, la double peine des femmes détenues
Ana Benabs
France24, 25 mars 2019
Avis du 25 janvier 2016 relatif à la situation des femmes privées de liberté
JORF n°0041 du 18 février 2016
Femmes dans les prisons françaises : la discrimination règne
TV5MONDE, 22 février 2016
Les inégalités hommes-femmes s’emmurent dans les prisons
Nicolas Rinaldi
Marianne, 18 février 2016
Prison : les 4 inégalités dont sont victimes les femmes
Marie de Fournas & AFP
RTL, 18 février 2016
Le parc carcéral féminin en France
Femmes détenues
Observatoire international des prisons – Section française
Les prisons pour femmes
Observatoire international des prisons – Section française, 6 janvier 2020
Carte des établissements
Observatoire international des prisons – Section française
L’isolement
La solitude des femmes détenues
Observatoire international des prisons – Section française, 4 février 2019
Une affectation amoindrie
« ÊTRE UNE FEMME EN DÉTENTION«
Mémoire présenté et soutenu par Manon JOURDAIN sous la direction de Madame Evelyne BONIS, Professeur de droit privé et sciences criminelles à l’Université de Bordeaux
Master 2 Droit de l’exécution des peines et droits de l’homme – Institut de droit et d’économie d’Agen – Promotion Françoise Tulkens 2023-2024, p. 11-16
L’évaluation des personnes détenues au centre national d’évaluation
Gwenaëlle Lehenaff
Criminocorpus, n° 20, 2022
Une prise en charge différenciée
« ÊTRE UNE FEMME EN DÉTENTION«
Mémoire présenté et soutenu par Manon JOURDAIN sous la direction de Madame Evelyne BONIS, Professeur de droit privé et sciences criminelles à l’Université de Bordeaux
Master 2 Droit de l’exécution des peines et droits de l’homme – Institut de droit et d’économie d’Agen – Promotion Françoise Tulkens 2023-2024, p. 16-48
Le statut de femme
La sexualité en prison de femmes
Myriam Joël
Presses de Sciences Po (Académique), 2017, 286 p.
Sexualité des femmes détenues : sous un voile de pudibonderie
Observatoire international des prisons – Section française, 6 décembre 2015
Pour un accès à une information et aux références sur l’hygiène menstruelle et les soins, consulter l’article « Les droits des femmes en prison« .
Le statut de mère
Le féminin maternel ou la question du traitement pénal des femmes
Coline Cardi
Pouvoirs, 2009/1 n° 128, pp. 75-86
Le contrôle social réservé aux femmes : entre prison, justice et travail social
Coline Cardi
Déviance et Société, 2007/1 Vol. 31, pp. 3 -23
Être enceinte en prison
L’Ombre et la Plume
Pour une étude approfondie sur la maternité et un accès à plus de références consulter l’article « Être mère derrière les barreaux ».
La non-mixité
Vidéo. Arrêt sur recherche « Enjeux et défis de la mixité en prison : quelle(s) place(s) pour les femmes ?«
Institut Robert Badinter, Youtube, 13 décembre 2024, 1 19’45
Le traitement carcéral des rapports entre les sexes : la regrettable exception pénitentiaire
Anne Jennequin
In Explorer le champ lexical de l’égalité femme/homme. Artois Presses Université, 2022, p. 151-172
Histoire de la (non-)mixité en prison
Mélodie Renvoisé
métropolitiques, 7 décembre 2020
La non-mixité des établissements pénitentiaires et ses effets sur les conceptions de genre : une approche sociologique
Corinne Rostaing
Editions de la Sorbonne. Enfermements III. Le genre enfermé. Hommes et femmes en milieux clos (XIIIe-XXe siècle), 2017
La surveillance des détenues
Reportage terrain : entretien avec Agnès, surveillante pénitentiaire retraitée
La Mutuelle des métiers de la justice et de la sécurité, 7 novembre 2025
La (non-)mixité entre hommes et femmes détenues dans les prisons belges. Une analyse des enjeux de genre dans les discours des personnes détenues et du personnel pénitentiaire
Olivia Nederlandt ; Aurore Vanliefde
Droit et société, 2024/1 N° 116, pp. 71-90
La féminisation du personnel de surveillance pénitentiaire : la remise en cause d’une institution viriliste ?
Coline Cardi, Anaïs Henneguelle, Anne Jennequin Corinne Rostaing
Droit et société, n ° 116, 2024/1, pp. 53-69
Baromètre égalité femmes-hommes
Ministère de la Justice, mars 2021, p. 70
Des femmes surveillantes dans les prisons pour hommes
Le Gendre Anne-Christine, Tapia Claude
Journal des psychologues, n° 355, mars 2018 (Abonné.e.s)
Surveillantes dans les prisons pour hommes : entre indifférenciation des sexes et réitérations des stéréotypes sexués
Anne-Christine Le Gendre
Nouvelle revue de psychosociologie, 2014/1 n° 17, pp. 45-58
Origine et évolution de la féminisation de l’administration pénitentiaire
Cécile Rambourg
CIRAP, (Centre Interdisciplinaire de Recherche Appliquée au champ Pénitentiaire), 2013
La féminisation à l’épreuve de la prison : Recompositions et permanences d’un ordre professionnel
Cécile Rambourg
Enap – Ecole nationale d’administration pénitentiaire, avril 2013
« Le phénomène des pairs et des impairs » : analyse organisationnelle d’un quartier de détention pour femmes
Christophe Dubois
Déviance et Société, n° 2007/1, Vol. 31, pp. 25-40
Des femmes dans la maison des hommes. L’exemple des surveillantes de prison
Guillaume Malochet
Travail, genre et sociétés, n° 17, 2007/1, , pp. 105-121
Dans l’ombre des hommes. La féminisation du personnel de surveillance des prisons pour hommes
Guillaume Malochet
Sociétés contemporaines, 2005/3-4, no 59-60, pp. 199-220
Rostaing Corinne, La relation carcérale. Identités et rapports sociaux dans les prisons pour femmes.
Lilian Mathieu
Revue française de sociologie, n° 39-4, 1998, pp. 799-803
Conditions de vie en détention : Les défis des femmes
Femmes et prison
Élisabeth Claude
In La prison : réalités et alternatives, Les Utopiques, n° 18, 2021
Femmes détenues : les oubliées
Laure Anelli
Observatoire international des prisons – Section française, 27 janvier 2020
Pour un accès aux références sur la santé mentale et le suicide des détenues, consulter l’article « Les droits des femmes en prison« .
Des défis de réinsertion accrus
Femmes et prison
Élisabeth Claude
In La prison : réalités et alternatives, Les Utopiques, n° 18, 2021
Pour une étude approfondie sur la réinsertion et un accès à plus de références consulter l’article « Une réinsertion difficile pour les femmes détenues«
Dossier réalisé en partenariat avec

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